actualité


Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, je vais bientôt devoir vendre un rein pour pouvoir faire le plein de ma voiture. Ce qui me pose réellement problème, c’est que je n’ai que 2 reins, alors au bout d’un moment, il va falloir faire un choix : rouler ou vivre ! J’hésite encore…

Nous avons fait le choix débile, il y a un peu plus de 2 ans, de vivre à la campagne, loin, très loin des villes où nous bossons, faisant chacun nos 70 km par jour. On s’était dit “le loyer sera moins cher qu’à proximité de la ville et en plus, on aura un chouette cadre de vie”. Bien vu ! On a un chouette cadre de vie et on se ruine en frais de bagnole.

Tout ça pour en arriver à un article (trouvé par Manu, merci Manu) de l’Expansion que je vous copie ci-dessous, avec quelques blancs :

Les cours du brut s’enflamment

Plus de XX dollars jeudi, XX dollars vendredi, les cours du baril de pétrole brut, qualité “Brent” (mer du Nord), s’enflamment à nouveau. Les prix atteints constituent un sommet, en raison d’un triple phénomène : une croissance qui s’accélère dans le monde, une vague de froid touchant les Etats-Unis et le constat fait par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) que la demande est plus forte que l’offre, en raison de l’attitude de l’OPEP qui maintient ses robinets mi-ouverts afin de pousser les cours à la hausse.

L’OPEP n’a visiblement pas l’intention de changer de politique alors que les prix du brut sont passés de XX dollars le baril fin XXXX à XX$ aujourd’hui. Le comité de surveillance de l’organisation a recommandé récemment de reconduire les quotas de production en vigueur depuis mars XXXX qui se traduisent par une réduction des livraisons de plus de XX millions de barils par jour. A la pompe, les prix flambent car, outre les cours, le dollar s’apprécie constamment et la fiscalité ne cesse de s’accroître. Si bien qu’à Paris, le litre de super avoisine les XX . La hausse des cours est un handicap pour le budget XXXX de M. X qui est basé sur un cours du pétrole de XX dollars en moyenne avec une parité euro-dollar de XX. Ce vendredi, on cote : XX, toujours à Londres.

Avouez que c’est très actuel ! Et si nous complétions les blancs ?

Les cours du brut s’enflamment

Plus de 26,5 dollars jeudi, 26,80 dollars vendredi, les cours du baril de pétrole brut, qualité “Brent” (mer du Nord), s’enflamment à nouveau. Les prix atteints constituent un sommet, en raison d’un triple phénomène : une croissance qui s’accélère dans le monde, une vague de froid touchant les Etats-Unis et le constat fait par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) que la demande est plus forte que l’offre, en raison de l’attitude de l’OPEP qui maintient ses robinets mi-ouverts afin de pousser les cours à la hausse.

L’OPEP n’a visiblement pas l’intention de changer de politique alors que les prix du brut sont passés de 10 dollars le baril fin 1999 à 26,80 aujourd’hui. Le comité de surveillance de l’organisation a recommandé récemment de reconduire les quotas de production en vigueur depuis mars 1999 qui se traduisent par une réduction des livraisons de plus de 2,1 millions de barils par jour. A la pompe, les prix flambent car, outre les cours, le dollar s’apprécie constamment et la fiscalité ne cesse de s’accroître. Si bien qu’à Paris, le litre de super avoisine les 7,70 francs. La hausse des cours est un handicap pour le budget 2000 de Lionel Jospin qui est basé sur un cours du pétrole de 18 dollars en moyenne avec une parité euro-dollar de 1,06. Ce vendredi, on cote : 1,0090, toujours à Londres.

Cet article date en effet de janvier 2000 ! C’est fou comme rien ne change… Alors maintenant, tout le monde baisse son pantalon et présente ses fesses ! (pour les plus délicats, vaseline oblige !)

L’article est ici.

Je n’aime pas trop écrire des articles sur l’actualité, car les journalistes le font bien mieux que moi. Mais certains sujets sont suffisamment révoltants pour avoir envie de m’exprimer dessus. Et le drame qui touche la Birmanie en fait partie.

Ce pays a été dévasté il y a moins de deux semaines par le cyclone Nargis, faisant 34 000 morts, et 28 000 disparus (chiffres datant d’hier et qui, je suppose, ne sont plus d’actualité), soit la pire catastrophe naturelle de l’histoire récente. On ne peut malheureusement pas lutter contre les éléments, on ne peut pas éviter un Tsunami, un tremblement de terre, une éruption volcanique ou un cyclone. Mais on peut en limiter les conséquences, de façons préventive, et, le cas échéant, de façon curative. Ni l’un ni l’autre n’a été ou n’est mis en œuvre en Birmanie.

Parce que le gouvernement de Myanmar (ancienne Birmanie) savait. Les autorités Indiennes ont déclaré avoir prévenu le gouvernement militaire au pouvoir en Birmanie. Celui ci n’ayant pas relayé l’information au sein de son territoire, le cyclone a été perçu au départ comme une simple tempête, laquelle s’est rapidement transformée en un cyclone dont les vents ont atteint 240km/h et ont tout balayé sur leur passage.

Là, on est déjà dans le très choquant, mais il y a pire. Parce que ne pas prévenir la population est déjà un crime en soit, mais ne pas porter secours à cette population en est un autre.

En effet, la junte militaire birmane fait le forcing pour empêcher l’aide humanitaire de se rendre sur son territoire pour porter secours aux victimes, apporter de la nourriture et de l’eau potable. On comprends aisément pourquoi si on considère qu’elle n’a pas envie de se faire une mauvaise publicité avec la désorganisation qui règne sur le pays suite à la catastrophe. En attendant, c’est tout un peuple qui vit parmi les cadavres en décomposition (le gouvernement considère anodin cet état de fait, ces cadavres nourriront les poissons), crève de faim et survit dans des conditions sanitaires dramatiques.

Et pendant ce temps là, les images nous montrent des chargements de riz produit par la Birmanie (le delta de l’Irrawaddy, ravagé par le cyclone, était le grenier à riz du pays), chargements qui ne sont pas du tout destinés à la population mais à l’exportation afin de rapporter quelques devises. Lamentable.

J’ai par ailleurs noté un point commun entre la Birmanie et la Chine : la manipulation des médias. Les informations locales montrent de “gentils militaires” en train de dégager les routes sur fond de musique douce. J’adore.

Une porte-parole du programme d’aide humanitaire des Nations unies a annoncé hier que le pays est à nouveau menacé par un cyclone. La météo et le gouvernement de Myanmar travaillent en ce moment main dans la main pour détruire ce qu’il y a encore à détruire.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce pays : les élections truquées, le mariage en grande pompe de la fille de Than Shwe (le plus haut dirigeant de la junte militaire du Myanmar), le Triangle d’Or et son trafic de drogue…

Si je termine là dessus, c’est aussi pour illustrer, comme j’en ai l’habitude, mon article. En effet, la photo ci-dessous représente le Triangle d’Or (au confluent du Mékong et de la rivière Ruak, les frontières de la Thaïlande, du Laos et de la Birmanie se rejoignent pour former le Triangle d’Or). Je l’ai prise (à contre jour malheureusement, on ne distingue pas forcément grand chose) depuis la Thaïlande. La Birmanie se trouve à gauche de la photo, de l’autre côté du fleuve.